JOHN WAYNE La lĂ©gende


John WAYNE: ConsidĂ©rĂ© comme l’amĂ©ricain patriote, hĂ©roique, symbolisant Ă  lui seul     JOHN WAYNE Marion Mitchell Morrison, dit John Wayne, nĂ© le 26 mai 1907 à Winterset dans l’Iowa, aux États


Source : JOHN WAYNE La légende

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JOHN WAYNE La lĂ©gende


John WAYNE: ConsidĂ©rĂ© comme l’amĂ©ricain patriote, hĂ©roique, symbolisant Ă  lui seul

 

 

JOHN WAYNE

john wayne

john wayne

Marion Mitchell Morrison, dit John Wayne, nĂ© le 26 mai 1907 à Winterset dans l’Iowa, aux États-Unis, et mort le 11 juin 1979 àLos Angeles, est un acteur, rĂ©alisateur et producteur amĂ©ricain.

S’il a jouĂ© dans des films policiers, des films de guerre et quelques comĂ©dies romantiques, c’est dans ses nombreux westernsque John Wayne s’est rĂ©ellement imposĂ©, sous la direction de deux rĂ©alisateurs particuliĂšrement : John Ford (La ChevauchĂ©e fantastique, Le Massacre de Fort Apache, La Charge hĂ©roĂŻque, Rio Grande, La PrisonniĂšre du dĂ©sert ou encore L’Homme qui tua Liberty Valance) et Howard Hawks (La RiviĂšre rouge, Rio Bravo, El Dorado ou Rio Lobo). Il tourna Ă©galement plusieurs films avec Henry Hathaway dont Cent dollars pour un shĂ©rif, qui lui valut en 1970 l’unique Oscar de sa carriĂšre.

En 1960, il passa derriĂšre la camĂ©ra pour rĂ©aliser une fresque historique d’envergure, Alamo, relatant les derniers jours de Davy Crockett et ses compagnons lors de la guerre d’indĂ©pendance du Texas. Huit ans plus tard, il corĂ©alisa Les BĂ©rets verts, film engagĂ© justifiant l’intervention amĂ©ricaine au ViĂȘt Nam. Ses deux rĂ©alisations reflĂštent l’engagement personnel de John Wayne, rĂ©publicain et ardent patriote

Classé 13e plus grande star de lĂ©gende par l’American Film Institute en 1999, John Wayne est certainement un des acteurs les plus reprĂ©sentatifs du western, une incarnation Ă  lui seul de l’AmĂ©rique conquĂ©rante. SurnommĂ© « The Duke » (le Duc), il reste toujours aujourd’hui, grĂące Ă  ses films, le symbole d’une certaine virilitĂ©. Il interprĂ©ta ce rĂŽle d’homme viril, dur, solitaire et un peu machiste tout au long de sa carriĂšre, ce qui lui fit dĂ©clarer : « J’ai jouĂ© John Wayne dans tous mes films et ça m’a plutĂŽt pas mal rĂ©ussi ».

Enfance et scolarité

 

Glendale aujourd’hui, oĂč vĂ©cut John Wayne de 1916 Ă  1924.

NĂ© dans une famille modeste et presbytĂ©rienne, son pĂšre est Clyde Leonard Morrison (1884–1937), d’ascendance irlandaise et écossaise et fils d’un vĂ©tĂ©ran de la Guerre de SĂ©cession, Marion Mitchell Morrison (1845–1915). Sa mĂšre est Mary Alberta Brown (1885–1970), d’origine irlandaise. En dĂ©cembre 1912 naquit son frĂšre Robert. Ses parents changĂšrent alors son identitĂ© en Marion Mitchell Morrison (toutefois il a souvent affirmĂ© que son vrai nom aurait Ă©tĂ© Marion Michael Morrison).

John Wayne

John Wayne

 

Peu aprĂšs son pĂšre eut des lĂ©sions aux poumons et fut contraint de « changer d’air » pour sa santĂ©. Il mit en vente sa pharmacie et acheta une maison dĂ©labrĂ©e prĂšs du dĂ©sert des Mojaves, Ă  Palmdale, et des terres oĂč il dĂ©cida de faire pousser du maĂŻs. Sa femme et ses enfants vinrent le rejoindre en 1914. « Je crois que c’était une misĂ©rable baraque. Ni gaz, ni Ă©lectricitĂ©, ni eau courante. […] Nous Ă©tions absolument coupĂ©s du monde. » C’est pour aider son pĂšre qu’il apprit Ă  se servir d’un fusil et Ă  monter Ă  cheval. « Je suis trĂšs Ă  l’aise en selle, mais je ne suis pas amoureux des chevaux. Ils sont seulement utiles dans une ferme ou pour tourner un film. »

LassĂ©e du climat rude et de la pauvretĂ© de la famille, Mary Morrison poussa son mari Ă  tout vendre. Ils partirent à Glendale, faubourg de Los Angeles, en 1916, oĂč le pĂšre trouva un emploi dans une pharmacie5. Ils dĂ©mĂ©nagĂšrent rĂ©guliĂšrement, s’installant Ă  chaque fois dans une maison plus petite. Marion devint vite un bon Ă©lĂšve, lisant beaucoup Ă  la bibliothĂšque municipale. À douze ans, il enchaĂźna, en parallĂšle des cours, des petits boulots  : livreur de journaux, livreur, ouvreur du cinĂ©ma Palace.

Son premier vrai souvenir d’un film est probablement Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse avec Rudolph Valentino6. GrĂące Ă  son job d’ouvreur, il pouvait accĂ©der Ă  un trĂšs grand nombre de films, dont des westerns avec Harry Carey ou des films d’aventures avec Douglas Fairbanks. Il se lia d’amitiĂ© avec Bob Steele, future star de westerns des annĂ©es 1920. C’est aussi dĂšs cette Ă©poque que Marion fut surnommĂ© « Big Duke » en rĂ©fĂ©rence Ă  son chien, « Little Duke », qu’il emmenait partout avec lui. Au collĂšge, il appartenait aux clubs sportifs et culturels, et fit du thĂ©Ăątre, non comme acteur, mais comme accessoiriste. Ses rares performances d’acteur ne furent pas convaincantes, trop pĂ©trifiĂ© qu’il Ă©tait par le trac

Sportif et accessoiriste

En 1924, l’UniversitĂ© de Californie du Sud dĂ©cida de recruter les meilleurs Ă©lĂ©ments des clubs alentours pour sa propre Ă©quipe de football, les Trojans, dont Marion Morrison. Pouvant faire ses Ă©tudes gratuitement grĂące Ă  une bourse sportive, il fut aussi initiĂ© Ă  une fraternitĂ©, Sigma Chi8. Il rencontra peu aprĂšs la vedette Tom Mix, qui assistait Ă  tous les matchs de l’équipe. ApprĂ©ciant la carrure du jeune homme, il lui offrit un rĂŽle dans un film qu’il devait tourner quelques mois aprĂšs.

Entre-temps, lors d’un weekend Ă  Balboa, il fut victime d’un accident de bodysurf : il se dĂ©chira un muscle de l’épaule aprĂšs une chute qui le fit entrer en contact avec le fond, tenta vainement quelque temps de continuer le football mais fut Ă©vincĂ© de l’équipe, avec toutefois un diplĂŽme de la FĂ©dĂ©ration de football. Il n’y joua plus jamais. L’étĂ© au studio, la star mĂ©prisa le jeune Morrison, qui fut toutefois engagĂ©, mais comme accessoiriste.

 
La rencontre avec John Ford fut dĂ©cisive pour la carriĂšre de John Wayne, mĂȘme si c’est Raoul Walshqui lui confia son premier grand rĂŽle
 
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AprĂšs une figuration sur le film The drop Kick, il fut appelĂ© sur le tournage de Maman de mon cƓur, dirigĂ© par John Ford, rĂ©alisateur dĂ©jĂ  respectĂ© à Hollywood. Celui-ci dĂ©cida un jour de provoquer gentiment le jeune footballeur Morrison en le faisant se mettre en position, puis en lui faisant mordre la poussiĂšre. La pareille que lui rendit aussitĂŽt le jeune homme le fit grimper dans l’estime du rĂ©alisateur.

JOHN FORD

JOHN FORD

JOHN WAYNE

john wayne

Il l’embaucha d’ailleurs comme acteur sur son film suivant, La Maison du bourreau, dans un petit rĂŽle de paysan condamnĂ© par un juge. John Ford le fit d’abord renvoyer Ă  cause de son comportement (il fut pris d’un fou rire), puis le rappela et tourna la scĂšne.

À partir de 1928, il dĂ©cida de ne plus aller Ă  l’universitĂ©. N’ayant plus la bourse accordĂ©e grĂące Ă  l’équipe de football, il ne pouvait s’offrir les cours. Il retourna Ă  la Fox et devint accessoiriste pendant trois annĂ©es. « J’ai Ă©tĂ© menuisier, manƓuvre, Ă©lectricien, charpentier, peintre et tapissier. J’ai tout fait, je connais tous les problĂšmes du mĂ©tier et les trucs pour les rĂ©soudre. » Il travailla alors de nouveau avec John Ford et d’autres rĂ©alisateurs, et fit un peu de figuration, notamment dans Words and music, Rough Romance ou Cheer up and smile. Dans Salute, il se confronta pour une des premiĂšres fois Ă  un autre Ă©tudiant-footballeur voulant participer au film de Ford, Wardell Bond. Dans Hommes sans femmes il fut engagĂ© comme cascadeur, mais payĂ© au tarif d’un accessoiriste

JW young

JW young

Le faux départ

Le cinĂ©ma parlant avait rendu difficile la rĂ©alisation de westerns. Le rĂ©alisateur Raoul Walsh prouva le contraire en corĂ©alisant In Old Arizona qui fut un gros succĂšs. La Fox voulut alors lui confier la rĂ©alisation d’un grand western, au budget d’un million de dollars. Des acteurs de thĂ©Ăątre furent engagĂ©s  : Tyrone Power et Ian Keith. Pour le rĂŽle principal, le choix s’orienta vers Gary Cooper, mais celui-ci Ă©tait indisponible car sous contrat avecSamuel Goldwyn. Walsh remarqua alors par hasard cet accessoiriste qui dĂ©chargeait un camion, Duke Morrison, puis dĂ©cida de lui faire faire un bout d’essai. Le producteur dĂ©lĂ©guĂ© et le rĂ©alisateur dĂ©cidĂšrent juste aprĂšs de lui faire changer de nom. Par admiration pour le gĂ©nĂ©ral Anthony Wayne, on lui trouva un nom. Et tout bĂȘtement parce que « John » faisait AmĂ©ricain et simple, on lui donna ce prĂ©nom. Ainsi Duke Morrison devint John Wayne, sans mĂȘme avoir Ă©tĂ© consultĂ©.

Le tournage de La Piste des gĂ©ants commença à Yuma. Wayne fut victime d’une dysenterie qui l’obligea Ă  un rĂ©gime et lui fit perdre trois semaines de tournage. Le film fut tournĂ© en70 mm, prĂšs de vingt ans avant le CinemaScope. La premiĂšre mondiale eut lieu le 24 octobre 1930 dans un grand cinĂ©ma de Hollywood et la sociĂ©tĂ© de production fit faire Ă  sa nouvelle vedette une promotion mensongĂšre, lui inventant une nouvelle biographie.

Le film fut un échec notoire et la conséquence pour John Wayne fut de redevenir un acteur inconnu, sous contrat, à 75 dollars la semaine. De plus, il se fùcha quelque temps avec John Ford

Les années 1930 : entre échecs et nouveau départ

Un acteur de séries B

Duke fut engagĂ© en 1930 pour tourner Girls demand excitement, une comĂ©die musicale dirigĂ©e par un chorĂ©graphe de New York parfaitement inexpĂ©rimentĂ©, avec Virginia Cherrill. Puis avec Loretta Young, ce fut Three girls lost. PrĂ©sentĂ© le 1er mai 1931, le film fut rĂ©sumĂ© par un critique par : « Tout cela est assez idiot ! » La Fox ne renouvela pas le contrat de John Wayne, qui fut embauchĂ© par Harry Cohn, grand patron de la Columbia, qui lui fit tourner un autre film sans intĂ©rĂȘt, Men are like that. Ces films permirent toutefois Ă  Wayne de se faire un public. Mais une brouille avec Cohn lui fit perdre son statut de vedette, et il devint un second rĂŽle, au profit de Tim McCoy notamment. Il n’oublia jamais cette offense et, devenu une grande vedette, refusa toujours de tourner pour la Columbia.

La mode Ă©tait aux films d’aviation. John Wayne, qui venait de prendre un agent, Al Kingston, tourna L’ombre d’un aigle. C’est sur ce tournage qu’il rencontra Yakima Canutt, qui allait devenir l’un des cascadeurs les plus connus du cinĂ©ma amĂ©ricain. Il enchaĂźna avec Hurricane express oĂč il interprĂ©tait un aviateur dĂ©cidĂ© Ă  venger son pĂšre, tuĂ© dans un accident de chemin de fer. Le 24 juin 1933, il se maria enfin Ă  celle qu’il aimait depuis des annĂ©es, Josie (Josephine Saenz).

cette derniĂšre lui permit d’obtenir un petit rĂŽle, celui d’un boxeur, dans La Vie de Jimmy Dolan avec Douglas Fairbanks. Al Kingston arrangea ensuite un entretien avec Trem Carr et Leo Ostrow qui venaient de fonder la sociĂ©tĂ©Monogram Pictures et Duke se vit offrir un contrat de huit westerns par an, payĂ©s 2500 $. Il tourna la mĂȘme annĂ©e Les Cavaliers du destin oĂč il fut un cow-boy chantant. ExaspĂ©rĂ© par cette expĂ©rience humiliante, il dĂ©clara plus tard que sa chansonnette en play-back lui donnait l’impression « d’ĂȘtre une foutue pĂ©dale. » Pourtant cette Ă©poque laissa Ă  Wayne de bons souvenirs, il dĂ©clara plus tard  : « D’avril Ă  septembre on travaillait comme des dingues pour fournir de la pellicule aux petites salles qui achetaient la production en bloc et d’avance. Puis, Ă  la fin de l’étĂ©, je filais chasser la palombe. Ensuite c’était la saison des oies sauvages et des canards. […] Oui c’était le bon temps

LORETTA YOUNG

LORETTA YOUNG

De nouvelles expériences navrantes

MariĂ© et Ă  prĂ©sent pĂšre, John Wayne refusa un nouveau contrat de 24 000 $ proposĂ© par Herbert J. Yates pour Monogram Pictures, las de vivre loin de sa famille et de ses enfants. Il s’essaya sans succĂšs Ă  la gestion d’une agence immobiliĂšre. Puis, sous le nom de Duke Morrison, devint boxeur et fit quelques combats dans le Nevada19. Encore une fois, sans grand succĂšs. RĂ©solu Ă  revenir au cinĂ©ma, il tenta de se faire remarquer par Cecil B. DeMille,

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en vain. Son ami Paul Fix lui proposa alors une piĂšce de thĂ©Ăątre, Red Sky At Evening, avecSally Blane. D’abord enthousiasmĂ©, il dĂ©chanta assez vite, se rappelant ses expĂ©riences navrantes de jeunesse. La seule et unique reprĂ©sentation fut un dĂ©sastre  : ayant vidĂ© une bouteille de whisky pour se donner du courage, Wayne entra sur scĂšne ivre, oubliant ses rĂ©pliques et demandant : « OĂč suis-je? »

Il reprit alors le chemin des studios et tourna pour Universal quelques films oĂč il abandonnait son personnage de cow-boy. Entre 1936 et 1937, il tourna ainsi Les Pirates de la mer, Conflic oĂč il joua un boxeur, I Cover de war dans le rĂŽle d’un reporter, et L’idole de la foule. Produits Ă  coĂ»ts rĂ©duits, ces films furent des Ă©checs cuisants. Son public fidĂšle ne voulait de John Wayne qu’il ne fĂ»t qu’un cow-boy, sachant se battre et manier son pistolet. Il revint alors vers Herbert J. Yates et tourna d’autres films mĂ©diocres, dont certains ne sortirent qu’une fois John Wayne devenu une star.

« Sauvé » par John Ford

À l’étĂ© 1937, John Ford invita Wayne Ă  bord de son bateau, l’Araner, et lui donna Ă  lire un scĂ©nario de Dudley Nichols, La ChevauchĂ©e fantastique, pour avoir son avis quant Ă  l’acteur qui pourrait endosser le premier rĂŽle. VexĂ©, il proposa nĂ©anmoins Lloyd Nolan. Ce n’est que le lendemain que Ford lui demanda : « Idiot, tu penses que tu ne pourrais pas le jouer le rĂŽle ? » Mais les producteurs envisageaient plutĂŽt des vedettes confirmĂ©es  : Gary Cooper et MarlĂšne Dietrich.

Le rĂ©alisateur rĂ©ussit finalement Ă  imposer Wayne et Claire Trevor, ainsi que d’autres acteurs expĂ©rimentĂ©s, tels que Thomas Mitchell ou George Bancroft.

Le film fut tournĂ© d’octobre Ă  dĂ©cembre 1938, avec un budget modeste. Quelques scĂšnes furent filmĂ©es à Monument Valley, le reste en Californie. Yakima Canutt doubla John Wayne, notamment lors de la grande attaque de la diligence. Ce dernier fut tout au long du tournage tyrannisĂ© par le rĂ©alisateur, Ford le reprenant sans cesse sur sa façon de marcher, de jouer, de parler. « Je l’aurais tuĂ©. Il me mettait en rage. Mais Ford savait ce qu’il faisait. Il savait que j’avais honte d’ĂȘtre un cow-boy de westerns de sĂ©ries B et de me retrouver lĂ , en compagnie de ces grandes vedettes. » Ford offrit Ă  son acteur vedette l’une des « plus belles entrĂ©es de star de l’histoire du cinĂ©ma », avec son fameux mouvement de camĂ©ra laissant apparaĂźtre Ringo Kid, une selle dans une main, un fusil dans l’autre.

GARY COOPER

GARY COOPER

La ChevauchĂ©e fantastique fut un succĂšs public et reçut sept nominations aux Oscar du cinĂ©ma. Les consĂ©quences furent nombreuses  : le western comme genre de cinĂ©ma fut rĂ©habilitĂ© (le critique Frank S. Nugent Ă©crivit  : « Dans un grand geste superbe, John Ford a balayĂ© dix ans d’artifice et de compromis et a rĂ©alisĂ© un film qui fait chanter la camĂ©ra ») et John Wayne sortit enfin de l’impasse dans laquelle il se trouvait depuis le dĂ©but des annĂ©es 1930.

1940-1951 : L’affirmation d’un hĂ©ros de cinĂ©ma amĂ©ricain

Des retrouvailles professionnelles

 John Wayne dans Les Naufrageurs des mers du sud, de Cecil B. DeMille, en 1942.

Le succĂšs international de La ChevauchĂ©e fantastique fit de John Wayne une star, auprĂšs du public et des rĂ©alisateurs. Son salaire fut multipliĂ© par trois, puis par onze en 1946, et il devint alors un des acteurs les plus chers avec Gary Cooper ou Clark Gable. Il retrouva le rĂ©alisateur Raoul Walsh en 1940 pour un western sur fond de guerre civile, L’Escadron noir, avec Claire Trevor. La mĂȘme annĂ©e, il fut engagĂ© pour incarner un AmĂ©ricain accueillant des rĂ©fugiĂ©s allemands fuyant le rĂ©gime nazi dans Les DĂ©racinĂ©s, et retrouva John Ford pour Les Hommes de la mer. TournĂ© rapidement et pour un coĂ»t relativement modeste, le film ne fut pas un succĂšs public. De plus, Wayne n’était toujours pas pris au sĂ©rieux par le rĂ©alisateur qui ne le pensait pas capable de jouer des rĂŽles plus complexes. Il tourna un dernier film cette annĂ©e 1940, La Maison des sept pĂ©chĂ©s, premiĂšre collaboration avec MarlĂšne Dietrich, avec qui il s’entendit Ă  merveille33.

PAULETTE GODARD

 

Il fut contactĂ© par le rĂ©alisateur Cecil B. DeMille. Wayne, qui n’avait pas oubliĂ© sa premiĂšre rencontre infructueuse avec lui, refusa de jouer dans son film, en lui adressant une longue notice visant Ă  modifier le scĂ©nario. DeMille le rappela, John Wayne se fit prier et, aprĂšs plusieurs discussions, DeMille obtint que John Wayne tournĂąt dans Les Naufrageurs des mers du sud, en compagnie de Ray Milland et Paulette Goddard,

PAULETTE GODARD

PAULETTE GODARD

l’histoire d’un pilleur d’épaves dans les CaraĂŻbes. Le tournage fut agrĂ©able, l’entente parfaite, ce qui fit dĂ©clarer Ă  Wayne  : « AprĂšs avoir tournĂ© avec lui, j’ai pu garder la tĂȘte haute, en dĂ©pit des films dĂ©gueulasses que je devais faire pour Republic. » L’annĂ©e 1942 vit Ă©galement Lady for a Night, de Leigh Jason avec Joan Blondell pour partenaire.

AprĂšs l’entrĂ©e en guerre des États-Unis, John Wayne voulut s’engager pour partir combattre en Europe. Mais, mariĂ© et pĂšre de quatre enfants, sa demande fut rejetĂ©e Ă  plusieurs reprises. Sa participation se rĂ©duisit alors Ă  des visites dans des camps. Il dĂ©clara plus tard  : « J’ai toujours eu honte de ne pas avoir combattu. Lorsque j’interprĂšte un officier Ă  la tĂȘte de son commando, j’ai une piĂštre opinion de moi-mĂȘme. »

Patriote et soldat au cinéma

JULES DASSIN (qui est aussi le pĂšre de Joe Dassin )

Il retrouva MarlĂšne Dietrich en 1942 dans une nouvelle adaptation du roman de Rex Beach, Les Écumeurs, avec un jeune premier, Randolph Scott, puis dans La FiĂšvre de l’or noir, qui connut un accueil chaleureux de la part du public. Wayne incarna Ă©galement un pilote de l’armĂ©e amĂ©ricaine combattant les Japonais dans Les Tigres volants, film de propagande rĂ©alisĂ© par David Miller. Sacramento, un nouveau western, fut choisi par John Wayne car il devait incarner un pharmacien, une maniĂšre de rendre hommage Ă  son pĂšre dĂ©cĂ©dĂ© en 1938.

Les années suivantes, John Wayne tourna une série de films de guerre  : Quelque part en France de Jules Dassin

JULES DASSIN (qui est aussi le pĂšre de Joe Dassin )

JULES DASSIN (qui est aussi le pĂšre de Joe Dassin )

oĂč il incarna un pilote rĂ©fugiĂ© en Normandie, puis Alerte aux marines. Aux cĂŽtĂ©s d’ Anthony Quinn, il incarna un colonel amĂ©ricain luttant avec les rĂ©sistants philippins dans Retour aux Philippines. RĂ©publicain et patriote, Wayne critiqua par la suite le travail du rĂ©alisateur Edward Dmytryk, qui fut liĂ© au parti communiste et figura sur la liste des Dix d’Hollywood, ainsi que le scĂ©nario. Il retrouva ensuite John Ford pour Les SacrifiĂ©s – qui se dĂ©roule pendant la guerre du Pacifique – aux cĂŽtĂ©s d’un jeune acteur, Robert Montgomery. Le film rapporta de l’argent et se classa parmi les vingt plus gros succĂšs de l’annĂ©e.

Entre temps, John Wayne revint au western dans L’Amazone aux yeux verts, revenant sur sa dĂ©claration de ne plus jamais en tourner. ScĂ©narisĂ© et interprĂ©tĂ© par son ami Paul Fix, le film imposa durablement l’image virile, nonchalante et misogyne de son personnage.

En revanche, King Vidor ne peut le diriger avec Hedy Lamarr dans Duel au soleil (1946), western lyrique et exacerbĂ© finalement interprĂ©tĂ© par Gregory Peck et Jennifer Jones et devenu un classique. Il enchaĂźna par la suite quelques films passĂ©s inaperçus, La Femme du pionnier, Sans rĂ©serve avec Claudette Colbert et L’Ange et le mauvais garçon. Pour faire « rentrer l’argent », il tourna Ă©galement TaĂŻkoun, de nouveau avec Anthony Quinn. En 1948, John Wayne, devenu une vedette importante, faisait partie des acteurs prĂ©fĂ©rĂ©s du public amĂ©ricain, avec Clark Gable, Gary Cooper et Humphrey Bogart.

Hawks, la Cavalerie et le Pacifique

En 1947, John Ford tourna le premier volet d’une trilogie consacrĂ©e Ă  la cavalerie amĂ©ricaine, Le Massacre de Fort Apache avec pour vedettesHenry Fonda et John Wayne dans un rĂŽle d’officier « humain et pacifiste ». TournĂ© à Monument Valley pour un budget modeste, le film rĂ©unit Ă©galement Ward Bond et Victor McLaglen. John Wayne, habituĂ© aux humeurs du rĂ©alisateur, fut un soutien psychologique prĂ©cieux pour le jeune John Agar, martyrisĂ© par Ford48. L’accueil public fut chaleureux. Il enchaina avec un rĂŽle de nouveau refusĂ© par Gary Cooper, celui de Tom Dunson dans La RiviĂšre rouge de Howard Hawks qui signait lĂ  son premier western. Dans un rĂŽle de cow-boy dur et brutal, Wayne eut pour partenaire Montgomery Clift avec qui il ne s’entendit pas immĂ©diatement. Ce film tournĂ© en extĂ©rieurs fut Ă©galement un grand succĂšs, rapportant plus de dix millions de dollars. Et s’il ne fut pas rĂ©compensĂ©, John Wayne impressionna John Ford qui dĂ©clara par la suite Ă Hawks : « Je ne savais pas que ce grand fils de pute pouvait jouer ».

OLIVER HARDY

 

En 1948, il engagea à nouveau John Wayne pour Le fils du désert, film en technicolor avec Harry Carey Jr., tourné dans la vallée de la Mort. Wayne tourna ensuite deux films, Le Réveil de la sorciÚre rouge avec Gail Russell et Le Bagarreur du Kentucky avec Oliver Hardy,

Oliver Hardy

Oliver Hardy

western sans moyens. DeuxiĂšme Ă©pisode de la trilogie de la cavalerie de Ford, La Charge hĂ©roĂŻque fut tournĂ© en 1949 à Monument Valley et remporta un grand succĂšs. L’annĂ©e suivante, Rio Grande, suite du Massacre de Fort Apache, le mit en scĂšne aux cĂŽtĂ©s de Maureen O’Haraqui devint une partenaire fidĂšle en mĂȘme temps qu’une grande amie.

John Wayne enfila de nouveau l’uniforme de l’armĂ©e amĂ©ricaine dans trois films : Iwo Jima de Allan Dwan, pour lequel il fut nommĂ© aux Oscars56, OpĂ©ration dans le Pacifique puis Les Diables de Guadalcanal de Nicholas Ray (qui dĂ©savoua le film par la suite, au mĂȘme titre que Wayne qui le considĂ©rait comme une Ɠuvre mineure), clĂŽturant ainsi sa sĂ©rie de films en hommage aux combattants de la guerre du Pacifique.

1952-1959 : Une incarnation de l’AmĂ©rique Ă  l’écran, un hĂ©ros aux multiples visages

En 1952, John Wayne tourna Ă  nouveau avec Maureen O’Hara et John Ford. Si Ford ne peut engager le couple d’acteurs pour son adaptation de What Price Glory (qu’ils ont jouĂ© sous sa direction sur scĂšne), ils se consolent largement avec L’Homme tranquille, tournĂ© en Irlande (terre des ancĂȘtres du rĂ©alisateur), pour un cachet dĂ©risoire. Le film, qui racontait le retour d’un boxeur amĂ©ricain dans son pays d’origine, fut un gros succĂšs commercial dans le monde entier et remporta l’Oscar du Meilleur Film. Big Jim McLain, rĂ©alisĂ© la mĂȘme annĂ©e parEdward Ludwig le mettait dans la peau d’un enquĂȘteur de la Commission sur les activitĂ©s anti-amĂ©ricaines au service du sĂ©nateur McCarthy. L’Homme de bonne volontĂ©, rĂ©alisĂ© en 1953 par Michael Curtiz ne remporta pas le succĂšs espĂ©rĂ© et orienta de nouveau John Wayne vers des films hĂ©roĂŻques. Sous la direction de William Wellman, il tourna Aventure dans le Grand Nord, qu’il coproduisit, et refusa un rĂŽle principal dans GĂ©ant (qui fut interprĂ©tĂ© par Rock Hudson). Également coproducteur de Hondo, l’homme du dĂ©sert, il fut obligĂ© de reprendre le rĂŽle titre, la star du film Glenn Ford étant en dĂ©saccord avec le rĂ©alisateur, puis retrouva l’équipe de Aventure dans le Grand Nord pour un nouveau film catastrophe, Écrit dans le ciel. Le film fut un grand succĂšs public, nommĂ© aux Oscars (seule la musique de Dimitri Tiomkin reçut la rĂ©compense). Sa collaboration avec Lana Turner pour Le Renard des ocĂ©ans fut houleuse, mais il s’entendit Ă  merveille avec Lauren Bacall sur le tournage de L’AllĂ©e sanglante, qui fut un succĂšs immĂ©diat.

 La PrisonniĂšre du dĂ©sert a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© plus grand western de tous les temps par l’American Film Institute.

Le tournage du ConquĂ©rant en 1956 fut Ă©prouvant65. Produit par Howard Hughes et rĂ©alisĂ© par Dick Powell, il mettait en scĂšne John Wayne dans le rĂŽle 
 du chef asiatique Gengis Khan, avec Susan Hayward pour partenaire.

 

TournĂ© prĂšs d’un site d’essais nuclĂ©aires, il fut probablement Ă  l’origine du cancer de l’acteur (et d’une grande partie de l’équipe du film). En outre, il fut un lourd Ă©chec au box-office. La mĂȘme annĂ©e, Wayne tourna un nouveau western sous la direction de John Ford, La PrisonniĂšre du dĂ©sert. TournĂ© sur deux saisons (l’hiver et l’étĂ©), à Monument Valley notamment, le film permit Ă  John Wayne de crĂ©er un personnage sombre et violent. Le film fut un Ă©norme succĂšs Ă  sa sortie et plusieurs critiques louĂšrent le travail du rĂ©alisateur. En outre, il est aujourd’hui considĂ©rĂ© par l’American Film Institute comme le plus grand western de tous les temps.

 

En 1957, de nouveau avec Ford, il tourna L’aigle vole au soleil, un film de guerre adaptĂ© de la biographie du hĂ©ros Frank Wead, avant d’enchainer avec un film d’espionnage, Les espions s’amusent. Mise en scĂšne par Joseph von Sternberg, avec l’actrice Janet Leigh, cette comĂ©die d’espionnage Ă©tait considĂ©rĂ©e par John Wayne comme son plus mauvais film. L’annĂ©e suivante, il forma un couple Ă  l’écran avec Sophia Loren dans La CitĂ© disparue, tournĂ© en partie en Italie par Henry Hathaway, puis entama le tournage du Barbare et la Geisha, sous la direction de John Huston. Les relations furent souvent tendues entre les deux hommes, et le film fut un Ă©chec. Wayne fut engagĂ© de nouveau par Howard Hawks pour jouer dans Rio Bravo, aux cĂŽtĂ©s de Dean Martin et Rick Nelson. Construit comme l’opposition scĂ©naristique du Train sifflera trois fois, le film fut un gros succĂšs populaire et critique. Son nouveau projet avec John Ford et William Holden, Les Cavaliers, fut difficile : le scĂ©nario Ă©tait complexe, le rĂ©alisateur vieillissait, des tensions intervinrent entre les sociĂ©tĂ©s de production et un cascadeur se tua sur le tournage.

susan hayward

susan hayward

1960-1976 : La fin du géant

John Wayne rĂ©alise en 1960 Alamo, qui fut une trĂšs belle fresque historique. NĂ©anmoins le scĂ©nariste de ce film se permit quelques libertĂ©s par rapport aux causes et au dĂ©roulement de la bataille. En rĂ©alisant ce film, John Wayne souhaitait montrer l’abnĂ©gation des hommes Ă  dĂ©fendre une cause qui leur semble juste, telle la rĂ©publique ou la libertĂ©. L’acteur reste fidĂšle Ă  ce genre et retrouve Ă  plusieurs reprises Henry Hathaway (1960 : Le Grand Sam avec Stewart Granger, 1965 : Les Quatre Fils de Katie Elder avec Dean Martin, 1969 : Cent dollars pour un shĂ©rif), Howard Hawks (1966 : El Dorado avec Robert Mitchum, 1970 : Rio Lobo avec Jennifer O’Neill), et bien sĂ»r Ford pour L’Homme qui tua Liberty Valance (1962) face Ă James Stewart, plus tard tournant beaucoup avec Andrew V. McLaglen (1963 : Le Grand McLintock qui rĂ©unit Wayne avec Maureen O’Hara et Yvonne De Carlo, 1969 : Les GĂ©ants de l’Ouest face à Rock Hudson, 1970 : Chisum, 1973 : Les Cordes de la potence).

 

La star continue de privilĂ©gier le film d’aventure  : exotique (en 1962 Hatari ! de Hawks), de guerre (en 1962 Le Jour le plus long, en 1965 PremiĂšre Victoire d’Otto Preminger avec Kirk Douglas, en 1966 L’Ombre d’un gĂ©ant avec Yul Brynner et Frank Sinatra). Il participe aux superproductions Le Plus Grand Cirque du monde d’Hathaway (1964) avec Rita Hayworth

Rita Hayworth

Rita Hayworth

etClaudia Cardinale et La Plus Grande Histoire jamais contĂ©e de George Stevens (1965) oĂč il incarne le centurion de la Crucifixion. Finalement il ne se dĂ©tend vraiment Ă  l’écran que chez Ford, dans La Taverne de l’Irlandais (1963).

Lui-mĂȘme revient Ă  la mise en scĂšne en 1968 pour le trĂšs polĂ©mique Les BĂ©rets verts. L’essentiel est ailleurs : minĂ© par la maladie mais toujours trĂšs actif, ce grand sĂ©ducteur de l’écran s’offre un dernier tour avec sa partenaire favorite, Maureen O’Hara, dans Big Jake en 1971 (que Wayne corĂ©alise), et un duel avec une autre gĂ©ante, Katharine Hepburn, dans le western humoristique Une bible et un fusil (1975). Sur le tard, il tourne deux policiers : Un silencieux au bout du canon de John Sturges (1974) et Brannigan (1975). L’annĂ©e de sa mort, sa carriĂšre se clĂŽt sur un western au titre mythique : Le Dernier des gĂ©ants, dirigĂ© par Don Siegel, oĂč John retrouve James Stewart et Lauren Bacall. Une Ă©poque disparaĂźt.

En 1964, on diagnostique chez Wayne un cancer du poumon. Des rumeurs affirment que le responsable de ce cancer Ă©tait le site nuclĂ©aire de Yucca Flat, proche du plateau de cinĂ©ma lors du tournage du film Le ConquĂ©rant. Patriote, John Wayne pensait que les six paquets de cigarettes qu’il fumait par jour en Ă©taient la cause.

 John Wayne dans Rio Bravo

Toujours prĂ©sent Ă  l’écran dans des premiers rĂŽles malgrĂ© la maladie jusqu’en 1976, il dĂ©cĂšde finalement d’un cancer de l’estomac le 11 juin 1979. D’aprĂšs son fils Patrick, il se convertit au catholicisme peu avant sa mort . Il est enterrĂ© au cimetiĂšre de Pacific View Ă  Corona del Mar.

Engagement politique

John Wayne Ă©tait connu pour ses opinions patriotiques, anti-communistes et conservatrices. Star du parti rĂ©publicain, il s’impliqua dans la crĂ©ation de la Motion Picture Alliance for the Preservation of American Ideals, une association amĂ©ricaine de cinĂ©ma conservatrice. S’il n’a pas Ă©tĂ© incorporĂ© pendant la Seconde Guerre mondiale pour des raisons familiales, il a toujours soutenu l’effort de guerre amĂ©ricain  : il incarnera toutes les catĂ©gories de soldats amĂ©ricains et cosigne, en 1968, avec Les BĂ©rets verts le seul film amĂ©ricain ouvertement pro-guerre du Vietnam.

En 1964, il soutient encore la candidature de Barry Goldwater à la prĂ©sidence des États-Unis et, en 1968, est approchĂ© pour ĂȘtre lui-mĂȘme le candidat du parti rĂ©publicain. Il dĂ©clina la proposition au prĂ©texte qu’il ne pensait pas que le public pourrait envoyer un acteur Ă  la Maison-Blanche. Il fut mĂȘme approchĂ© pour ĂȘtre le colistier du candidat dixiecrat George Wallace. Il ne donna pas suite. John Wayne fut cependant un ardent soutien de son ami, l’acteur Ronald Reagan, lors de ses candidatures au poste de gouverneur de Californie en 1966 et 1970.

Famille

Il est le pÚre de Michael Wayne (19342003), acteur et producteur, et de Patrick Wayne (né en 1939), acteur.

DĂ©coration

Le CongrĂšs amĂ©ricain lui dĂ©cerne le 26 mai 1979 la MĂ©daille d’or du CongrĂšs (plus haute distinction civile qui puisse ĂȘtre accordĂ©e Ă  un citoyen). ÉvĂ©nement exceptionnel car cette dĂ©coration ne fut dĂ©cernĂ©e que deux fois Ă  des acteurs du cinĂ©ma, John Wayne et Francis Albert Sinatra, dit Frank Sinatra, le 14 mai 1997.

John Wayne the legend

John Wayne the legend

 

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